La clinique Notre-Dame vient de se doter d’un nouveau laser de haute précision permettant de traiter des tumeurs bénignes de la prostate. Une technologie encore récente plus sûre que l’intervention habituelle.

Santé à la clinique Notre-Dame.

Un nouveau laser contre les tumeurs

© 16 juin 2015 – Jérémie NADE – Républicain Lorrain

ndame-vign05Depuis un mois et demi, la clinique Notre-Dame, à Thionville, a investi dans une toute nouvelle technologie. Le service urologie vient en effet de se doter d’un laser Green Light servant aux interventions de la prostate. « C’est un projet médical porté par les trois urologues qui travaillent ici. Nous avons consulté notre groupe, Médipôle-Partenaire, qui a donné son accord », explique Hélène Leloup, la directrice de l’établissement.

La clinique Notre-Dame est le deuxième centre médical de Moselle équipé de cette technologie après les Hôpitaux privés de Metz (HPM). « C’est la société AMS qui nous met le matériel à disposition. En contrepartie, nous leur achetons un certain nombre de sondes», indique la directrice. Coûtant dans les 750 euros, ces sondes servent une fois par patient. « Cela permet à l’AMS de se payer. »

Le laser, de couleur verte comme son nom l’indique, permet de traiter l’adénome de la prostate. Cette tumeur bénigne est fréquente chez les hommes de plus de 50 ans. Si elle ne présente pas de danger, elle n’en reste pas moins handicapante. En augmentant la taille de la prostate, elle exerce une pression sur l’urètre et la vessie. « On a alors du mal à la contrôler », précise Imed Ben Salem, spécialiste d’application chez AMS.

L’intervention consiste à introduire un appareil endoscopique au niveau de la prostate afin de vaporiser les tissus avec le laser. Grâce à la caméra, l’urologue peut visualiser sur un écran en temps réel le traitement de l’adénome.

« Après 50 ans, la moitié des hommes sont concernés par des problèmes de prostate »

« Le laser possède une longueur d’onde de 532 nanomètres. Ce qui lui permet d’être absorbé par l’hémoglobine », indique Imed Ben Salem. Par rapport à l’intervention habituelle, la résection endoscopique, l’utilisation de ce laser permet donc de limiter les saignements et réduire les risques de complications durant l’opération. « Cela fait partie de l’arsenal technique indispensable aujourd’hui, ajoute le docteur Jean-Paul Regin, urologue. On peut traiter des patients qui sont sous anticoagulants, ce qui est de plus en plus fréquent, sans avoir à arrêter leur traitement. » Avec un résultat égal à la chirurgie, le laser raccourci aussi le temps d’hospitalisation. Pour l’instant de deux jours, contre cinq habituellement, la clinique pourra, à terme, effectuer cette opération en ambulatoire.

« Après 50 ans, la moitié des hommes sont concernés par des problèmes de prostate, rappelle Jean-Paul Regin. Ce sont des problèmes fréquents, une évolution naturelle. Un million de gens se font traiter pour la prostate. » Chaque année, plus de 60 000 interventions sont pratiquées. Un chiffre qui devrait encore augmenter dans les années à venir avec le vieillissement de la population.  (Jérémie NADE)

© 16 juin 2015 – Jérémie NADE – Républicain Lorrain – www.republicain-lorrain.fr