Ils se lavent les mains pour faire comme les grands sans vraiment savoir pourquoi. Hier les élèves de la maternelle Saint-Pierre de Thionville ont été sensibilisés à la pratique en compagnie d’une infirmière de la clinique Notre-Dame.

Se laver les mains, un geste réflexe qui s’apprend

– © 20.05.2015 – Républicain-Lorrain

ndame-vign04L’expérience a été tentée l’an dernier.

A la demande générale, Aurélie Henry, infirmière hygiéniste à la clinique Notre-Dame est revenue hier à la maternelle Saint-Pierre de Thionville pour une sensibilisation organisée dans le cadre de la journée mondiale sur l’hygiène des mains. Quatre-vingts enfants de moyenne et grande sections se sont succédés et ont participé à divers ateliers « très ludiques et éducatifs ».

« Moi je me lave les mains parce-que maman me dit de le faire mais parfois j’oublie » admet Daphné, 5 ans. Raphaël, lui, essaie d’y penser car il « suce son pouce » et qu’après « il avale plein de microbes ». « On leur explique pourquoi il faut se laver les mains et à quels moments », précise Aurélie Henry. A leur âge, ce n’est pas encore un automatisme. Le message passe par la famille et notre rôle est de leur expliquer le but de l’action mains propres. »

A l’aide de paillettes, les enfants ont vu de quelle manière ils devaient se nettoyer correctement les menottes, puis ils ont dû remettre en ordre les images séquentielles. « Souvent ils mettent du savon avant de se mouiller les mains », constate Aurélie Henry.

Ensemble, ils ont appris une comptine « Frotte, frotte les petites mains » sur l’air de « Tourne, tourne petit moulin », une chansonnette qui correspond au temps nécessaire du lavage. « On leur offre un set de table sur lequel figure la comptine. Ils repartent aussi avec des lots et une médaille. J’essaie de trouver des idées adaptées à leur âge. Il faut que ce soit très ludique. C’est pour cela qu’on a fait appel à des mascottes comme Monsieur Savon. »

Il faut se laver les mains avant et après le repas, en sortant des toilettes, ça les bouts de choux l’ont assimilé. « En revanche, ils oublient qu’il faut y penser aussi quand ils jouent dans le sable ou dans la terre, quand ils caressent un animal et encore plus en cas d’épidémies saisonnières du style gastro-entérite. »

Pour Thiphaine, 5 ans, le message est reçu cinq sur cinq. La fillette compte bien mettre en pratique, à la maison, ce qu’elle a assimilé.

Prochaine étape pour l’infirmière : « poursuivre l’action avec des élèves de primaire, il faut que ce geste du quotidien, indispensable pour lutter contre les infections et les transmissions d’agents pathogènes, devienne un réflexe, et ce, dès le plus jeune âge.
© 20 mai 2015 – Républicain Lorrain – www.republicain-lorrain.fr